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Cervesa Espiga, 100% artisanale et Catalane !

A l’occasion de la Paris Beer Week, nous avons rencontré le maître à penser de la brasserie barcelonaise Espiga. Arnau a 30 ans et il est catalan jusqu’au bout des ongles. Son métier ? Brasseur. Et il brasse avec amour des Blonde Ale, Pale Ale, Black IPA, Garage IPA ou encore Dark IPA. Vamos ? Ou plutôt Anem !

Salut Arnau, raconte nous un peu ce projet Espiga !

« Je me suis barré au Danemark en Erasmus en 2009, et à la fac, car il fallait bien trouver des raisons d’y mettre les pieds, j’ai choisi un cours qui avait l’air sympa « Beer Production ». Ca a été une révélation, j’ai découvert l’élaboration de la bière « faite maison ». Dès que je suis rentré chez moi, je me suis mis à fréquenter les 5 – 6 brasseries artisanales installées en Catalogne.

Espiga
Pendant 5 ans, j’ai exercé toutes sortes de boulot en parallèle mais malgré tout, je continuais à tester différentes techniques de fabrication avec des potes qui tiennent une des cave à bières les plus influentes de Barcelone, Rosses i Torrades (littéralement « Blondes et Brunes » mais Torrades peut aussi dire en catalan « se saouler »…!). On picolait donc pas mal de bières artisanales des États-Unis, du Japon, de Suède, d’Italie… A cette époque là, on produisait que dalle, 50 litrespar jour avec du matos bricolé dans l’arrière-boutique ! Et c’est là que j’ai commencé à créer mes premières recettes d’Espiga.

Tu as  donc été chopé quelques idées chez Carlsberg avant de te lancer ?

Ouais, enfin…, le monde de la bière ne se limite pas seulement aux bières pilsner et lager industrielles ! Derrière Carlsberg là-bas, il y a des tonnes de variétés de bières. Mais ça reste au Danemark qu’on a fait le plus d’avancées dans l’étude de la bière. Et Carslberg n’y est pas pour rien ! A la fin du 19e, ce sont des chercheurs danois qui ont découvert que la levure était un champignon responsable de la transformation des sucres en alcool et donc du processus de fermentation !

Bon avoue, brasseur c’est quand même un métier de branleur, non ?

Tu crois ? On est 4 maintenant chez Espiga ! Ça devient chaud ! Teresa est notre responsable des ventes, c’est l’autre pilier du projet, elle dirige tout le commercial. Moi, je gère de la production avec Raúl. Bon, je t’avoue que je bois toujours avec beaucoup de plaisir toutes sortes de bières, surtout celles que nous élaborons, même si à chaque fois, je ne peux pas m’empêcher de capter les petits défauts. Plus je déguste, plus j’améliore mes recettes donc !

Qu’est-ce que tu es venu foutre à Paris alors que tu aurais pu fêter la nouvelle Liga du Barca sous 30°C chez toi ?

Le Brewberry à Ménilmontant m’a invité à la Paris Beer Week pour présenter toutes nos bières. Je n’ai pas hésité. Quel kif de le faire, pour une première, dans ce temple parisien de la bière. Pour nous, il s’agit aussi d’un premier pas pour la future arrivée de nos bières sur Paris. Nos amis parisiens n’arrêtent pas de me demander où ils peuvent la trouver ! On devrait pouvoir les satisfaire d’ici peu !

Tu peux nous parler un peu plus de la gamme Espiga ? Il parait qu’une petite dernière vient de naître dans ta brasserie ?

On propose 4 variétés de bières toute l’année. Depuis peu, je bosse sur une collection de bières monovariétales de houblon. A partir d’un houblon très aromatique (Mosaic), on a déjà sorti une bière blonde plutôt cool, très florale avec des notes de fruits tropicaux et d’agrumes. En ce moment, on bosse sur l’élaboration d’une I.P.A (Indian Pale Ales, prononcez « AÏ-PI-EY ») plus herbale…»

Trêve de bavardages, on s’en boirait pas une petite maintenant ? 

Bah écoute, va voir s’il en reste quelque unes chez Brewberry, mais je te garantis rien ! Mais leur gamme est super cool de toute façon. Patience, on arrive…!

Vous avez compris ? Espiga, on adore et ça va arriver très vite à Paris ! Fins aviat ! (Ca veut dire à bientôt en Catalan…)

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